IORGIS MATYASSY

LONDON COURIERS (2009)

À Londres, on trouve environ cinq cents personnes qui exercent le métier de coursier à vélo (courier en anglais).

Figure éphémère de la jungle urbaine, le coursier est sans arrêt en déplacement, il a une notion quasi-totale de la ville et évolue dans la circulation avec aisance.

Un coursier est la plupart du temps payé à la course, il parcourt entre quatre-vingts  et cent kilomètres par jour, il n’a pas de journée type, la fréquence de travail varie d’un jour à l’autre.

Il s’agit d’un métier précaire qui implique un mode de vie dans lequel la débrouille est essentielle.

Le coursier n’est pas un employé ordinaire mais un individu indépendant qui tel un vagabond, porte toujours avec lui l’essentiel des affaires dont il est susceptible d’avoir besoin.

Les seuls éléments qui le rattachent à son entreprise sont son talkie-walkie et son téléphone portable.

C’est une communauté qui regroupe des individus aux personnalités différentes, réunis par une même soif de liberté et d’indépendance, que les aléas de la vie ont amené à exercer ce métier.

 

« J’ai développé une fascination pour ces personnes sans arrêt en mouvement, que l’on voit surgir l’espace d’un instant dans la circulation puis à nouveau disparaître. Il y avait quelque chose d’impalpable et de presque frustrant à voir évoluer de tels personnages, aux looks et aux visages qui m’interpellaient sans réellement avoir le temps de les regarder. J’ai donc voulu marquer un arrêt dans leur course et me les approprier ».

 

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